Série Noir & Blanc

Plages, poussières et brins de rien

                                                                                     

Comme deux gouttes d’eau

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Technique mixte et collage sur papier toilé 70×115 cm, contrecollée sur toile. Signé et daté 64 en bas à droite. Le titre apparaît au milieu.

Six allumettes brûlées sur une enveloppe Kraft qui se ressemblent mais ne brûlent pas toujours de la même façon. Tous les poussins du monde se ressemblent comme deux gouttes d’eau. Tous les tableaux se ressemblent comme deux gouttes d’eau. Les deux gouttes d’eau se ressemblent-elles ? Ont-elles la mémoire de la matrice qui les maintient en ressemblance ?

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L’oiseau

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Technique mixte sur papier toilé 68×95 cm, encadrée sous verre. Collages, papier imprimé froissé, ficelle d’un emballage d’expédition, carton,  dessin à l’encre bleu foncé typographique. Inscriptions à la main. Signé et daté 64 en bas à droite.

« Elle m’a dit : tiva ou ty vaty pas », Elle m’a dit : ne triche pas », Poubelle, L’oiseau, sont autant d’inscriptions à la main pour signifier une série d’actions quotidiennes ou de dialogues lettristes dès que nous ne savons pas de quoi il s’agit. Peut-être lui a-t-elle demandé d’aller jeter la poubelle et il y met trop de temps. Peut-être est-il en train de déballer un carton d’expédition ou de passer l’encre dans la machine à imprimer. De toute manière, peu importe puisque finalement, le plus important, c’est le dialogue et la conversation du couple, tel l’oiseau du dessin à l’encre d’imprimerie au milieu

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Chevauchée céleste

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Technique mixte sur papier toilé 68×95 cm, encadrée sous verre. Collage, dessin à l’encre noire d’imprimerie typographique retouché à la gouache bleue. Signé et daté 64 en bas à droite.

Un cheval au galop dans le ciel se dirige vers les cimes de la spiritualité. Le cheval est le signe de la guerre tandis que l’âne a de tout temps été utilisé pour le port de l’homme ou des marchandises. Le cheval se sublime et la guerre se transfigure en recherche de l’humanité, de fraternité universelle. Une nouvelle constellation est née : celle du cheval de la Paix, si vis pacem non para bellum si tu veux la paix ne prépare pas la guerre, peut-être dans l’idéal des lendemains qui chantent sur terre et dans le ciel.

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a

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Technique mixte sur papier toilé 68×95 cm, encadrée sous verre. Collage, dessins. Signé et daté 64 en bas à droite.

Un a se cache sous le carton noir et un a se dévoile à droite sur le papier toilé crème, comme l’aboutissement d’une lente maturation, après mains bouleversements. L’histoire veut que le a se dévoile, c’est le lent travail du métier d’homme pour parvenir à la réussite du projet d’humanité.

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Expérience physique

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Technique mixte sur papier toilé 68×95 cm, encadrée sous verre. Collage, signé et daté 64 en bas à droite au crayon noir. Inscription à la main au dos :  »Expérience physique ».

Six ronds attachés l’un à l’autre entame un septième rond noir expédié, détaché d’eux. Les six jours de la semaine et le Shabat. Ou bien les efforts physiques des jours ouvrés pour le repos ontologique du septième chômé. Mais aussi la fabrication du métier d’homme et l’apprentissage d’être pour s’élever à proximité de l’Être.

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La réalité dans ce qu’elle a de plus charnu

Noir et Blanc

Œuvre sur papier toilé 70×100 cm. Technique mixte. Collages et dessins à l’encre d’imprimerie.

La partie la plus charnue de la réalité n’est pas seulement ses fesses dodues mais aussi l’engrenage d’une machinerie ou le dessin au crayon ainsi que les dépôts d’encre et la pellicule séchée du pot de couleur noir. L’intérêt que porte l’artiste à son univers lui confère sa raison de vivre même si d’autres restent flegmatiques et ne s’en réjouissent pas. Du papier, du collage d’images et de bouts de carton, des dessins à l’encre typographique : le tout forme un monde éclectique où la personne humaine se pourlèche les babines. Il n’en faut pas plus pour être heureux.

                                                                                           

Les plages du monde

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Technique mixte sur papier toilé 68×95 cm, encadrée sous verre. Collage, signé et daté 64 en bas à droite. Inscription à la main sur une carte épinglée au dos :  »… les plages du monde au sein de l’univers ».

La mécanique de l’univers dans son ensemble n’est que multitude de plages, poussières et brins de rien. Le grain du papier toilé est cet univers. Les ronds sont les mondes finis impersonnels et le trait qui sépare le blanc et le noir est le monde infini personnel. Et tout se rapporte à ce trait qui sépare et permet et nourrit l’existence de l’ensemble.

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« Les profondeurs de la mer »

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Technique mixte sur papier toilé 68×95 cm, encadrée sous verre. Collages, dessins à l’encre noire d’imprimerie typographique retouchés à la peinture à l’huile, au crayon ou à la plume à l’encre de Chine. Signé et daté 64 en bas à droite dans le dessin intérieur et aussi dans le carton noir extérieur. Au dos le titre « Les profondeurs de la mer ».

La mer est une métaphore de la femme et ses profondeurs. Les deux dessins à la plume l’indiquent. Simple et sans commentaire, il y a même en plusieurs endroits des empreintes des doigts de l’artiste. A déguster doucement en fermant les yeux.

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ToutéardT

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Œuvre sur papier toilé 70×100 cm, maroulée sur toile. Technique mixte et peinture acrylique. Collages et dessins à l’encre d’imprimerie typographique.

Tout est art, qu’il s’agisse d’un tétard ou de la vie quotidienne et de ce qui l’accompagne : fruits et papiers froissés, écritures conventionnelles ou personnalisées, chairs et moyens électroniques. Le Pêle est partout. Si chaque élément de vie est pris à part, sans imbrication de tout son environnement, alors c’est l’incompréhension qui règne. Mais si tout concorde ensemble, en accord unique, même hétéroclite, alors c’est la délivrance et la paix de l’âme. Tout est art. Même un tétard. Peut-être aussi la poubelle. Le Pêle et le Mêle se mélangent dans une harmonie magnifique. Dessins à l’encre d’imprimerie typographique, écritures diverses, papiers froissés, inscriptions de papier à en-tête, emballages. Chaque détail de l’existence a son importance et tient une place. Rien n’est laissé à l’abandon, chaque fétu de paille échappé aux vents participe à l’univers.

                                                                                                                                                            

Le couple

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Œuvre sur papier toilé 68×95 cm, encadrée sous verre. Collages de cartons et bois.

Tout est chez l’autre, en regard, d’un mutuel élan. Si l’homme est carré, sa partenaire détient le pendant du carré ; et ainsi de suite. Malgré tout, deux éléments ne se partagent pas : la séparation et le trait qui va et vient de l’un à l’autre. Ces derniers relèvent d’une autre sphère et leur sont imposés ou plutôt proposés. Si le couple se rapproche, le lointain devient prochain, et c’est le travail ininterrompu du trait qui unit. S’il s’éloigne, la séparation prend la priorité. L’art est de composer entre l’un et l’autre, alors l’autre devient un autre moi-même. Le bois, le papier, le carton, le minéral s’élève au vivant, à l’humain, à la personne.

                                                                                                                                                   

Disque : Elle m’a dit : Regarde… et lis…

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Œuvre sur papier toilé 68×95 cm, encadrée sous verre. Technique mixte. Collages et dessins à l’encre d’imprimerie typographique. Ecritures et inscriptions à la main. Signée et datée 64 en bas à droite.

C’est toujours le même disque de ce qu’elle m’a dit : regarde-moi et lis-moi, regarde en moi et lis en moi. La même rengaine répétée chez tous les couples et jamais égale, toujours renouvelée. Pareille femme et même radio, sillons du disque vinyle passés et repassés qui éveillent l’émoi neuf mais ancien. Sillons nouveaux du corps connu de la réalité et pas seulement ses rondeurs dodues mais surtout le mouvement séculier et circulaire de la gravitation universelle. Et ça tourne, tourne, tourne meunier tu dors, ton moulin, ton moulin va trop vite, ton moulin, ton moulin va trop fort. La douceur et la générosité sont les alternatives d’un monde qui va plus vite que lui-même et qui brûlent d’un trop grand feu.

                                                                                       

Brin de rien. Brimborion

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Œuvre sur papier toilé 68×95 cm, encadrée sous verre. Technique mixte. Collages et peinture à l’huile. Signée et datée 64 en bas à droite. Inscription à la main au dos :  »Plages, poussières et brins de rien » et sur une carte : « Brimborion ».

Tranquillité sereine mais angoissante devant l’immensité de l’œuvre qui se résout à un brin de rien dans son pot. Et un brin de plein noir dans une mer crème. Ce brin de rien indique le plein de tout. Si le monde tient sur un brin de rien, à la même enseigne, l’univers tient sur le plein de tout. Car l’un en face de l’autre, ils ont été créés.

                                                                                       

Spirales de vie

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Technique mixte. Collages papiers et cordes, peinture à l’huile et acrylique, dessins à l’encre d’imprimerie, marouflée sur toile 76×101. Non signée ni datée. Arrachages superficiels du papier en plusieurs endroits. Inscription à la main au dos, au fusain :  »Spirales de vie », signature et date : 64.

Les traits droits et les courbes spirales du dessin à droite forment un D comme le Dhay de Roberdhay en signature. Un trait, une courbe : D. La ficelle collée rappelle les torsions et les bouleversements de la vie en spirale et, en fait, peu de traits droits mais ils existent quand même. Le noir est une couleur de vie  et renferme finalement son secret, le secret de la vie. Malgré les dénouements, son mystère reste entier. Cependant la nouvelle lettre dessinée par la ficelle contorsionnée noud le début à sa fin et toute ficelle est un trait droit, d’un bout à l’autre, qui n’en finit jamais.

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Il a dit l’homme… Quel homme ?

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Technique mixte sur papier vélin supérieur toilé 70×100 cm. Collages et gouache. Piqûres d’aiguille.

Trois portraits sombres, l’un au-dessus de l’autre, identiques, presque monochromes. Tous les hommes se ressemblent-ils ? Sur l’axe principal entre le rond noir et celui blanc il y a l’homme. Le rond s’identifie à l’immanence, les mondes dits physiques tandis que le carré à la transcendance, le monde métaphysique. L’homme s’inscrit au carrefour des deux, mais de quel homme s’agit-il ? De l’artiste certainement, puisqu’il s’agit d’un autoportrait, moitié du visage à la clarté et l’autre moitié dans l’ombre. On pourrait longtemps épiloguer sur le jeu dramatique des contrastes mais au-delà de l’impersonnel des formes l’homme concentre toutes les formes et en plus c’est une personne. Mais de quel l’homme s’agit-il ? De celui qui relève le défi de la vie.

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Une police : l’alphabet de l’imprimeur

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Technique mixte. Collage papier encadréesous verre, 68×95 cm. Signé et daté : 64. Inscription à la main au dos, au crayon : Une police : l’alphabet de l’imprimeur, signature et date : 64.

L’imprimeur typographique se servait de caractères en plomb qu’il alignait un par un pour composer le texte. L’ensemble des caractères neufs s’appelait une police que l’on distribuait dans une casse, c’est-à-dire un tiroir spécial à lettres en plomb. Evidemment, de nos jours, le vocabulaire a changé avec l’utilisation des moyens électroniques et du baragouinage virtuel. Ce métier a disparu, comme tant d’autres, mais il a eu ses lettres de noblesse et les livres imprimés en typographie se font rares. Moins rares que ceux imprimés en gravure. Les caractères plombs étaient fondus à l’envers et quand on imprimait le rendu était à l’endroit. Donc nous avons à gauche une police de caractères de style dit : antique olive, bien rangée et alignée. Et à droite, le jet de l’artiste dans un dessin à la main à l’encre d’imprimerie. Puis le report du rectangle noir sur la moitié blanche.

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Le quotidien au Jardin des jours

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Technique mixte sur papier toilé 68×95 cm, encadrée sous verre. Collage, dessins à l’encre noire typographique, signé et daté 65 dans le dessin et aussi dans le carton noir en bas à droite, au crayon carbone noir. Inscription à la main au dos, au crayon noir : Le  »quotidien » (du Rêve, le mot Rêve est rayé) au Jardin des jours.

A gauche une rose des couleurs primaires, cyan, jaune, rouge et noir. Un dessin principal retouché à l’encre de Chine. Des traits en papier blanc désignent les quatre points cardinaux. Le dessin principal est exécuté à l’encre typographique noire, sans doute au rouleau, par empreinte en impact.

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